lundi 12 décembre 2011

Aventures africaines. Suite et fin

Chose promise, chose due. Me voici donc de retour pour vous présenter la suite de mes aventures africaines.

Six mois. C'est le temps que j'ai passé au Burkina Faso. Burkina Faso signifie le pays des hommes intègres. Il tire son nom des deux principaux dialectes utilisés dans ce pays, à savoir le mooré et le dioula.

Partie en stage de coopération pour travailler avec l'Union interafricaine des droits de l'homme et avec le Mouvement burkinabé des droits de l'homme, j'ai appris à connaître ce pays dans le quotidien. C'est dans la vie de tous les jours que l'on s'imprègne réellement de la culture d'un pays. En ce qui me concerne, je suis tombée littéralement sous le charme du Burkina Faso. Et de Ouagadougou, sa capitale, en particulier. Ville culturelle par excellence, elle accueille, entre autres, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le plus grand festival du genre sur le continent et le festival Jazz à Ouaga. Je me souviens précisément de ces deux événements. La ville était en liesse. Les soirées franchement bien animées, bien "ambiancées" pour reprendre une expression du coin! Comme beaucoup de grandes villes africaines qui ont connu la colonisation française, on trouve à Ouaga un Centre culturel français. C'est là que je passais nombre de mes soirées. La salle est en plein air et l'offre culturelle y est abondante. C'est d'ailleurs à cet endroit que se déroule Jazz à Ouaga.

Place des Nations Unies à Ouagadougou

Place des cinéastes à Ouagadougou
Bien sûr, j'ai aussi passé beaucoup de temps dans les petits centres d'artisanat. L'art africain me fascine depuis mon séjour au Bénin où j'ai d'ailleurs fait l'acquisition de magnifiques batiks qui ornent encore aujourd'hui les murs de ma maison. À Ouaga, le Village artisanal est rempli de merveilles. C'est un incontournable pour tout voyageur qui visite cette ville. En outre, le Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) qui a lieu tous les deux ans est une véritable vitrine de l'art africain.

L'entrée du Village artisanal du Ouaga

Au cours de ce voyage j'ai eu la chance de visiter Niamey, la capitale du Niger et la côte ghanéenne.

La route entre Ouagadougou et Niamey est longue. Une dizaine d'heures d'autobus, sous un soleil de plomb. Les routes sont sinueuses et parfois peu sûres. Ouagadougou et Niamey, bien que séparées par un peu plus de 400 kilomètres sont des villes qui se ressemblent peu. La présence touareg est beaucoup plus importante au Niger. À Niamey, il peut nous arriver de croiser des Touaregs qui se déplacent à dos de dromadaires... ou en voitures de luxe. C'est là tout le paradoxe de ce pays, et du continent en général. La pauvreté extrême côtoie la richesse qui parfois peut être si indécente. L'indice de développement humain du Niger est le plus faible au monde. C'est dire à quel point les gens sont pauvres. Néanmoins, et je sais que ça peut paraître très cliché d'écrire cela, j'ai trouvé les Nigériens extrêmement généreux et particulièrement hospitaliers. J'ai eu beaucoup de plaisir durant les trois semaines qu'a duré mon séjour. J'ai eu la chance d'être invitée à un mariage. Il faut savoir qu'au Niger les célébrations autour du mariage durent quelques jours et que beaucoup, beaucoup de gens y prennent part. Ce fût pour moi une superbe occasion de rencontres. J'ai la tête encore pleine de beaux souvenirs. De ça. Et de tout le reste aussi.

La Grande mosquée de Niamey
Coucher de soleil sur le Fleuve Niger

J'aurais tant de choses à raconter. Je vous invite à visionner le webdoc sur l'Afrique dont je vous parlais
dans un précédent billet. Plus particulièrement les segments consacrés au Burkina Faso et au Niger. Les images traduisent l'ambiance qui règne dans ces pays. Beaucoup plus efficace qu'un billet de blogue!

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